08.03.2012

Le journal de Camille VALLEIX

28/01/2012

Mon éditeur m’annonce qu’une réédition de La dame de Marvejols s’impose. Il y a donc un lectorat, ce n’était pas assuré (ma modestie légendaire…), et un lectorat large ; les retours sont extrêmement positifs ; rares sont les lecteurs rebutés pas les développements philosophiques ou par la structure même de l’ouvrage, qui a pris le rythme d’une partie de jeu de Go : démarrage lent, mise en place des pierres qui constituent la trame et accélération progressive jusqu’au point d’orgue final… qui ouvre sur d’autres Go-ban… La plupart des lecteurs attendent la suite mais Romain Teullac demandait à vivre !

Je profite de cette réédition pour apporter les corrections aux trop nombreuses erreurs et coquilles qui émaillent l’ouvrage et qui sont passées au travers des différentes relectures. Il faut dire que la première infographiste des Éditions Valeurs d’Avenir n’a pas facilité le travail… Sortie en mars, alors que EVA, après un an de decouvertes et d’exploration du terrain, programment une intensification de la démarche commerciale – promotion, diffusion et distribution.

Du coup, la publication de À Recouvrance est repoussées en avril.

Je veux faire ce qui est en mon pouvoir pour publier les deux volets suivants de la trilogie Comme le temps passe… en 2012 ! Pour ne pas impatienter les lecteurs d’abord et parce que j’ai d’autres projets ensuite, et pourquoi pas une SF (sciences fiction pour les incultes !)


20/01/2012

Je ressens de la tristesse en quittant Romain Teullac à la fin de La Traversée de la Penfeld. J’ai bien des idées sur ce que l’avenir lui réserve mais, sauf si trente ans d’écriture me sont accordés et que j’en vienne à manquer d’idées pour de futurs romans – et la source ne semble pas prête de se tarir !- lui seul connaîtra son avenir.

Donc tristesse au moment de clore le dernier paragraphe du trente-troisième chapitre de À Recouvrance… vous avez dit 33 ?

Mais déjà Carole, qui m’attendait impatiemment depuis juin dernier, s’est emparé de mon temps et de mon esprit. Ça y est, elle m’entraîne avec elle sur des routes inconnues, non exemptes d’obstacles…


02/12/2011

Je termine aujourd’hui mon tour des ports militaires de notre belle France ; hors Lorient qui n’a pas organisé de « grande vente » de l’ADOSM (Association pour le Développement des Œuvres Sociales de la Marine). J’ai retrouvé avec joie quelques camarades, des anciens et des fistots ; j’ai surtout retrouvé l’ambiance si chaleureuse et accueillante de la Marine et, plus largement, des gens de mer.

Séances de dédicaces d’abord – et j’ai pu faire rouler et couler l’ancre de mon roller-ball !- bientôt devenues participation à l’animation du rayon livres, à la vente et aux conseils aux visiteurs. Je garderai le souvenir des visages – essentiellement féminins, à croire que les hommes on tmieux à faire que les ventes de charité et la diffusion de la culture !

 

30 octobre 2011

Comment nier – et pourquoi le ferais-je – la fierté qui est la mienne davoir mené à bien l’écriture des deux premiers volets de La Traversée de la Penfeld !

Mon éditeur m’a convaincu de faire paraître ces deux volets – Le Temps de l’Innocence et Le Temps de l’Épreuve - dans le même ouvrage. Il m’a convaincu par deux arguments forts. Le premier eset qu’il y a une telle continuité entre ces deux volets que Le Temps de l’Épreuve ne peut se lire si l’on n’a pas lu au préalable Le Temps de l’Innocence, et le deuxième est d’ordre économique. Certes les temps ne sont pas encore difficiles pour tout le monde mais – mon souci étant de pouvoir être lu par le plus grand nombre -  je n’ai pas voulu imposer à mes lecteurs potentiels une double dépense. D’autant que viendra en son temps, proche de la publication de À Recouvrance, le troisième volet de la trilogie.

J’éprouve un grand sentiment de reconnaissance pour mon ami François Cluzel, homme aux multiples talents dont la modestie n’a d’égale que sa compréhension du monde et sa disponibilité à autrui. Sept illustrations – qu’il appelle des vignettes – enjolivent le texte, huit avec le tableau du Grand Pavois qui flotte en première de couverture. Merci, François.

 

24 octobre 2011

Il y a des thèmes qui me sont interdits, non par une quelconque croyance mais parce qu’ils me sont totalement inconnus. Telle est la remarque que je me faisais en terminant la lecture de Stained (Souillée) dans la collection Borderline. Que puis-je savoir, comprendre et vivre des affres de jeunes gens de seize à dix huit ans et de leurs conditions d’existence dans un lycée d’Afrique du Sud, entre la drogue, le sexe, l’abandon et le viol par le beau-père !

La souffrance, l’épreuve, oui mais le deal, la consommation d’alcools et de drogues… « Freddy y entre puis en ressort rapidement, avec des doses de Tik – Tik-tik, dit Freddy, agitant une poignée de pailles de Crystal meth devant Ramon… De la house hardcore agresse mes tympans… L’atmosphère est remplie d’haleines chaudes et d’odeurs de sueur, d’Impulse et de DNKY. »

À titre documentaire, je vous livre un article de Scienceinafrica

Tik or methamphetamine, part of the amphetamine group of drugs, potent and easy to make, was first discovered in Japan in 1919. It's still legally produced in the United States in the guise of medication prescribed for weight loss, as a nasal inhalant and even for narcolepsy and attention deficit hyperactivity disorders.

On the Cape Flats it is responsible for the fastest addiction rates ever seen in the those communities associated with gangsterism, notably Mitchells Plain, Manenberg, Elsies River, Hanover Park and Retreat, surpassing mandrax as the drug of choice and presenting short- and long-term health and social hazards.

À défaut de m’y mettre, et si je veux écrire pour mon temps, il me faudra absorber Une ville sous influence, Les Filles maléfiquesCarabistouilles fiction… D’autant que mon futur héros, Gilles Gamèche, plonge dans la drogue. Même chez Cocteau, je n’ai pas pu me faire une idée nette… bien sûr, je peux (et je le ferai) consulter des dossiers médicaux, interviewer des drogués. Voilà pourquoi je pense que mes héros ne sont pas encore représentatifs de notre époque

Néanmoins ils me plaisent - mais oui - par leurs évolutions !

 

Octobre 2011

Parmi les auteurs, il y en a des toutes sortes ; la répartition est la même que dans l’ensemble de la population, entre les cons, les incompétents qui se croient compétents, les arrivistes, les joyeux amuseurs publiques, les doux rêveurs, les rebelles, les « fric-fric », les très intelligents incompréhensibles… et il y a ceux qui aiment leurs lecteurs non parce qu’ils sont source de revenus mais parce qu’ils sont nos frères et nos sœurs en humanité.

J’entends autour de moi de belles histoires de bonheur, rarement durables cependant. J’entends surtout des histoires sans intérêt de gens qui traversent la vie sans en goûter la saveur unique. Mais j’entends aussi, souvent et beaucoup, les drames, les épreuves passées et actuelles, j’entends les cris - de colère et de désespoir -, mais aussi les rires francs. J’entends « les borborygmes des estomacs qui souffrent », pour reprendre une phrase de Diderot. Je vois les larmes, larmes de douleur mais aussi de joie. Je sens les corps qui se mêlent et se procurent de la jouissance mais je sens aussi ceux qui se heurtent et se déchirent.

C’est tout cela, notre humanité.

Et je veux être parmi ceux qui, par leur silence amoureux comme par leurs écrits, vous font savoir, comprendre et vivre ce seul message : Aimez !

Aimez la vie, celle qui  est en vous comme toutes les autres vies. Goûtez, savourez, mordez à pleines dentes, faites silence, écoutez les vibrations de l’univers, car l’univers est toute vibration. Écoutez-les en vous et cherchez les harmoniques. Aimez votre corps, caressez-le, prenez en soin. Aimez vos pensées, vos songes, laissez-les vivre, prenez-en soin.

Si vous êtes sensible et plein de compassion, vous souffrirez avec ceux qui souffrent, serez malheureux avec les malheureux, vous chanterez et danserez avec ceux qui chantent et qui dansent, vous partagerez votre nourriture avec ceux qui ont faim, vous vous sentirez ivre avec les ivrognes, méchant avec les méchants ; vous traverserez avec l’autre les joies et les vicissitudes de toute vie humaine, mais vous le ferez dans la Joie, parce que vous savez de tout votre corps, de toute votre âme que vous portez en vous quelque chose d’innéfable : vous Vivez.

Vous Vivez !

Nous sommes un miracle dans l’univers.

 

Septembre 2011

En retrouvant dans un carnet les deux premiers chapitres de mon premier polar, j’ai découvert que j’étais écrivant depuis l’âge de dix ans. Pendant toutes mes années d’activité professionnelle, si j’ai continué à écrire, je n’ai jamais imaginé pouvoir faire vivre de ma plume ma nombreuse famille, aussi n’ai-je jamais essayé et ce fut sans aucun doute une absence de décision raisonnable.

En revanche, à côté d’une trentaine de poèmes dont la plupart ont été perdus, j’ai commencé une bonne douzaine de romans qui accompagnaient mes expériences professionnelles, mes lectures et mes réflexions.

À 63 ans, j’ai participé à un séminaire de sociologie clinique sur l’écriture. « Jean, tu es un écrivain », ont essayé de me convaincre les autres participants. SOIT ! N’ayant plus de charges de famille  et quoique la fréquentation de mes enfants et petits-enfants soit une activité prenante, et ayant par ma pension de retraite acquis des revenus fixes – enfin ! - j’ai décidé de devenir cet écrivain qui était en gestation. J’ambitionne, après la publication de La Dame de Marvejols fin juin de cette année, de terminer avant l’été 2011 la rédaction des deux séries de trois romans que sont Comme le Temps passe et La Traversée de la Penfeld. Les retours et échos que j’ai reçus sont favorables – il y a toujours un non-lectorat, puisqu’il y a un lectorat – et j’en suis encouragé. J’estime disposer d’un atout capital : j’écris toujours avec plaisir et n’ai jamais été saisi par le syndrome de la page blanche.

Je retourne donc à l’écriture… À bientôt !

 

Août 2011

Séance de dédicace à la MDP de Chatel-Guyon en août. Cette fois-ci, j’expérimente ma deuxième séance de dédicace (la première fut à Brioude). C’est un dimanche  matin, jour de marché. Le patron connaît ses clients dont la plus grande partie vient acheter La Montagne – qui n’est pas distribuée dans les boîtes aux lettres le dimanche. Il plaisante avec eux, fait des farces et les interpelle : « Vous connaissez la dame de Marvejols ? Non ? Éh bien, allez voir le monsieur, il va vous en parler ! »

Sept ouvrages vendus dans la matinée, la moitié à des Chatel-Guyonnais, la moitié à des curistes. Petite récolte mais grandes rencontres, dont celles de ces deux sœurs dont les vies valent tous les « romans sociaux » ! Le jour où ma verve se tarira, j’irai les retrouver.

 

Juillet 2011

C’était la fête du bon roi Henri à Marvejols en juillet. Les deux libraires - qui se font face – exposent leurs auteurs, dont je fais partie.

Le temps est incertain, il pleut même le dimanche matin. J’expérimente mon premier vrai salon. Parmi les passants, beaucoup de badauds, mais les lecteurs eux-mêmes sont réticents à s’approcher des ouvrages, imaginant sans doute que les tenir en main, ne serait-ce que pour lire la quatrième de couverture et parce que cela se fait en présence de l’auteur, équivaudrait à un engagement, une promesse d’achat. IL faut donc jouer les camelots, dire un mot gentil, attirer l’attention, faire rire, rassurer : « ça ne vous engage à rien… »

Deux jours, quatorze ouvrages vendus, soit 212 euros de recette, dont 148 pour les Éditions Valeurs d’Avenir et 64 euros pour le libraire. J’étais habitué à d’autres tarifs journaliers !

Ce qui était très intéressant ici, c’était le contact avec les autres auteurs ; ce sont autant de parcours singuliers, de styles différents, de personnalités souvent attachantes.

 

Juillet 2011

J’ai choisi de travailler avec une maison d’éditions naissante ; il se passera un bail avant que je sois rémunéré en tant qu’auteur, la promotion est faible, la distribution en librairie minime. Mais j’apprends énormément sur les métiers de l’édition :

-     la conception de la ligne éditoriale et du logo, auxquelles j’ai amplement contribué.

-     Le maquettage avec l’utilisation du logiciel in-design : un vrai casse-tête, toute modification ayant une incidence sur l’ensemble de la page. Les notions de veuves et d’orphelines, de blanc tournant, les typographies et les règles, parfois floues et pas toujours appliquées, même par les plus grands.

-     L’impression, le réglage des machines, le calage, la centaine d’ouvrages tests (facturés à 1 euro l’exemplaire), le façonnage en dos collé, voire en mors collé. Il semble que cette dernière technique ne soit pas « class » mais Actes Sud la pratique.

-     Les relations avec les libraires, la plupart acceptant le dépôt-vente avec une remise de 30 %. Un seul a préféré acheter directement des exemplaires. Les difficultés pour se faire accepter des « gros », el Furet du Nord, Chapitre.com,… Sauramps, la grande librairie de Montpellier, nous a causé une agréable surprise : il y a un vrai responsable de rayon qui décide de ce qu’il prend.

-     La VAD, mais là nous démarrons. Pour l’instant, nous avons créé un site marchand mais n’avons activé aucun réseau. Les éditeurs aimeraient pouvoir offrir plusieurs ouvrages, ils retardent…

Comme les Éditions Valeurs d’Avenir sont juste naissantes, j’y participe beaucoup, au détriment de mon activité d’écrivain. Après La Dame de Marvejols, je veux néanmoins publier La Traversée de la Penfeld avant fin octobre pour être présent aux manifestations de l’ADOSM (association d’entraide des marins) à partir du 15 novembre et disponible pour les cadeaux de fin d’année. La troisième partie de la Trilogie, À Recouvrance, devrait être disponible pour la fin de l’année.

 

juin 2011

Travaillant simultanément au peaufinage des premiers romans, à l’écriture du troisième, et parce qu’il s’agit de deux trilogies, j’ai l’impression de nager parfois entre plusieurs eaux et de mélanger les histoires. Romain me fixe à Brest, Carole m’entraîne en Mongolie extérieure, Olivier mène sa vie secrète… Sans compter Gilles Gamèche qui se rappelle à mon bon souvenir, voire le héros de mon roman de SF dans ses aventures sidérales.

Pour l’instant, fournir le contenu de mon blog à Isabelle.

 

Juin 2011

La maison d’éditions a confié à Isabelle Boutet le soin de faire sa promotion sur internet. Elle avait pensé à créer un site vitrine et un blog de discussion et, après recherches, nous convainc de créer directement un site marchand. Et je découvre qu’il existe, comment cela ne m’est-il pas venu à l’esprit que des supports de sites marchands existent déjà depuis un certain temps et offrent des prestations nickel avec quasiment toutes les fonctionnalités nécessaires, d’adhésion à l’association et de paiement en ligne entre autres. Il est même possible d’éditer des livres numériques et, voyant la façon de travailler des jeunes générations avec leurs tablettes, je ne doute pas que cette manière de lire ne soit porteuse. Dématérialisation… et tant pis pour le plaisir d’avoir en main un livre papier de qualité. D’un autre côté, économie sur le prix et contribution à l’écologie de la planète (moins d’arbres consommés et moins de pollution pour le transport).

Je lui ai demandé de me créer un blog à mon nom ; c’est celui que vous consultez présentement.

 

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Naissance de l’été, et simultanément début du raccourcissement des jours… J’ai envoyé le BAT à mon imprimeur, après une multitude d’allers et retours avec mon infographiste. C’est que la maquette se doit d’être irréprochable. Le choix de l’infographiste est important. Alea jacta est ! Maintenant mon éditeur doit se décarcasser pour vendre les 800 exemplaires imprimés : une paille ! Mais je sais déjà qu’entre tous les exemplaires à envoyer à la BN, aux grands libraires, à la FNAC, aux magazines susceptibles d’en faire la promotion, et compte-tenu des invendus qu’il sera difficile de récupérer chez les libraires où ils seront déposés, si nous en vendons la moitié ce sera déjà bien.

Tous les libraires du Massif Central vont être mis à contribution. Il faut que je m’attende à un certain nombre de déplacements pour des séances de dédicace, c’est le lot des auteurs de passer une partie de leur temps sur les routes.

 

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J’ai participé activement à la création de la ligne éditoriale de Éditions Valeurs d’Avenir. Heureusement qu’Isabelle Boutet nous a accompagnés. Nous avons ensemble conçu la ligne éditoriale de cette nouvelle maison d’éditions. Le logo me convient parfaitement.

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110618

Mon premier ouvrage, Le Grand Pavois, a subi la critique de mes premiers lecteurs, et c’est instructif. Tout d’abord l’importance capitale de la quatrième de couverture. Mon conjoint, professeur de lettres classiques, s’y est collé. Intéressant de voir ce qu’un œil extérieur peut tirer d’un ouvrage. Du coup, changement de titre, changement du nom de l’héroïne, changement de la fin… ! Et décision de faire de ce premier roman la première partie d’une trilogie : La Traversée de la Penfeld. Les trois parties sont dorénavant intitulées : Le Temps de l’Innocence, Le Temps de l’Épreuve et À Recouvrance. Mais vous en saurez plus dans quelques mois, puisque j’ai décidé de publier « à grande échelle » La Dame de Marvejols.

 

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Une correctrice m’a retourné l’épreuve de Le Temps de l’Épreuve. Satisfaction, il y a beaucoup moins de rouge que dans les deux premiers romans. Mais un conseil ardent : publier les deux parties de La Traversée de la Penfeld dans le même livre, pour deux raisons. La première est que la deuxième partie ne peut pas se lire si on ne connaît pas le contexte. La deuxième est la question du prix : le comité de lecture ne voit pas le lecteur dépenser deux fois 18 €, et trois fois avec la troisième partie. Du coup, la publication pourrait être lancée dans le mois qui vient. Mais, à moins que j’avance le montant de l’impression, les finances de cette jeune association ne le permettent pas.

 

Juin 2011

Henri Bauchau, Christian Bobin sont des auteurs qui ont publiés leurs journaux d’écrivain. Il ne s’agit pas ici de raconter la vie de Camille mais d’exprimer ce qui concerne ma vie d’écrivain, mes apprentissages et mes découvertes.

J’écris facilement, Je n’ai jamais [encore] vécu le syndrome de la page blanche, sans doute parce que je ne me suis pas astreint à une plage quotidienne de temps d’écriture. J’écris quand j’en sens l’envie, quand mon imagination demande à se traduire sur mon écran – où sur la page blanche, puisque j’aime mes stylos et l’encre qui coule sur le papier. Mes enfants hériteront de mes plumes, de mes stylos Parker, Waterman, Dupont, Parker, Enzo Varni ou encore Avirex !

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

23.06.2011

Les influences de Camille Valleix

Ce sont d’abord des personnes et, comme on le découvre en sociologie clinique ou dans les constellations familiales, les modèles et des messages enregistrés dans l’enfance. Deux modèles sont masculins, les deux grands-pères, l’un - enfant de la DAS - scientifique de haut niveau et doux, l’autre menant de front une brillante carrière militaire et une vie spirituelle intense. Les deux modèles féminins grands-maternels sont forts également : de fortes femmes, dominantes, dont l’une est une garce. Entre les deux, j’ai choisi d’apprécier la garce.

 

Les influences ont quand même été avant tout les livres. Depuis Le Livre de la Jungle jusqu’à La Montagne Magique de Thomas Mann, en passant par l’Évangile selon Saint Jean, Le Phénomène Humain de Pierre Teilhard de Chardin (mes lecteurs ne tarderont pas à le savoir !), Les Grandes Amitiés de Raïssa Maritain, Vol de Nuit de Saint-Exupéry ou le Marius de Pagnol. Très éclectique et pourtant centré ; au point que Aimer ou le journal de Dany a préparé ma vie amoureuse.

 

Mon enfance a également été marquée par les deux premiers films que je me souviens avoir vu : Quand les vautours ne volent plus tracent un noir et blanc une histoire sombre ; Sous le plus grand chapiteau du monde présente tous les profils et tous les sentiments humains, exacerbés par l’épouvantable déraillement du train qui transporte la troupe.

 

Plus récemment, j’ai reçu, en direct, l’influence de Jean-Christian Fauvet, ex-vice-président de BOSSARD Consultants,  ex-patron du scoutisme français, dirigeant d’une agence de communication, stratège qui a formé des centaines de dirigeants et de managers à la sociodynamique et au Jeu de Go. Par le truchement du livre, je me suis pénétré du Grand Tableau et des Intelligences multiples de Peter Koestenbaum, auteur de The Heart of Business si maladroitement traduit par Socrate et le Business, aux Edns d’Organisation.

 

Contact

camille.valleix@club.fr